Faire des économies d’énergie repose sur 4 priorités : 19 °C, 55 °C et des travaux ciblés
Pour faire des économies d’énergie sans engager immédiatement de gros travaux, commencez par les usages quotidiens : chauffage, eau chaude et électricité. Des réglages simples, associés à un suivi régulier de la consommation, peuvent réduire les dépenses sans sacrifier le confort. Les travaux viennent ensuite, lorsque l’isolation ou l’ancienneté d’un équipement limite l’effet des gestes courants.
Repérer le poste qui alourdit vraiment votre facture
Avant d’acheter un équipement ou de changer vos habitudes, examinez vos factures sur une année complète. Comparez les périodes de chauffe, la consommation d’électricité et, si vous en avez une, celle du gaz. Dans un logement chauffé, le chauffage est souvent le premier levier à examiner, surtout lorsque l’isolation est insuffisante. L’eau chaude sanitaire et les appareils électriques forment les deux autres postes importants.

Observer les signaux plutôt que multiplier les petits gestes
Une pièce difficile à chauffer, des parois froides, de la condensation sur les vitrages ou un radiateur qui reste chaud dans une chambre vide sont des indices utiles. Ils peuvent signaler une déperdition thermique, un réglage inadapté ou une mauvaise diffusion de la chaleur. Notez aussi les appareils qui fonctionnent longtemps, comme le ballon d’eau chaude, le sèche-linge, un ancien réfrigérateur, le chauffage d’appoint ou la box internet laissée active en permanence.
Le relevé régulier du compteur permet de passer d’une impression de « facture trop élevée » à une observation concrète des usages. Relevez votre consommation après une semaine normale, puis après avoir modifié un seul paramètre, par exemple la programmation du chauffage. Vous pourrez ainsi distinguer ce qui dépend du logement, des équipements ou des habitudes, et éviter un investissement mal ciblé.
Faire une première hiérarchie des actions
Commencez par les actions qui coûtent peu et peuvent être mises en place immédiatement : température de consigne, horaires de chauffe, durée des douches, extinction des appareils en veille et choix des programmes de lavage. Viennent ensuite les investissements limités, comme un thermostat programmable, des robinets thermostatiques ou le remplacement d’un appareil très énergivore. Les travaux d’isolation et le changement du système de chauffage demandent un diagnostic plus global, car leur efficacité dépend de l’état réel du bâtiment.
Régler le chauffage et l’eau chaude pour consommer moins
Le confort ne nécessite pas une température identique dans toutes les pièces ni à toute heure. Une programmation adaptée aux moments de présence réduit le gaspillage, tandis qu’une consigne cohérente limite les besoins inutiles.
Viser 19 °C dans les pièces de vie
Un réglage à 19 °C dans les pièces occupées constitue une référence pratique. Dans les chambres, 16 °C convient souvent la nuit. Pendant une absence prolongée, évitez toutefois de couper complètement le chauffage et maintenez une température minimale, autour de 8 °C selon la situation. Baisser la consigne de 1 °C peut réduire la consommation de chauffage de 7 %.
Fermez les volets et les rideaux à la nuit tombée, dégagez les radiateurs et aérez brièvement plutôt que de laisser une fenêtre entrouverte pendant plusieurs heures. Un thermostat programmable chauffe le logement aux moments utiles et abaisse automatiquement la température la nuit ou durant les absences. Si l’installation le permet, ajustez également les têtes thermostatiques pièce par pièce : un couloir n’a pas besoin de la même température qu’un séjour occupé chaque jour.
Régler le chauffe-eau à 55 °C et réduire les besoins
Réglez le chauffe-eau sanitaire à 55 °C. Une température excessive augmente les pertes et la consommation ; une température trop basse peut ne pas convenir à l’installation d’eau chaude. Privilégiez les douches courtes aux bains, réparez rapidement les robinets qui fuient et installez, si nécessaire, un mousseur ou un pommeau à débit maîtrisé. Le but est d’éviter de chauffer de l’eau qui ne sera pas utilisée, sans renoncer au confort nécessaire.
Réduire la consommation électrique sans compliquer la vie
La consommation électrique baisse plus facilement lorsque vous associez le bon appareil, le bon programme et le bon moment. Les économies s’additionnent lorsque vous revoyez plusieurs usages récurrents.
- Lavez à pleine charge et utilisez le programme ECO du lave-linge et du lave-vaisselle lorsque la durée du cycle ne pose pas de problème.
- Limitez le sèche-linge lorsque le séchage à l’air libre est possible, en particulier pour les petites lessives.
- Éteignez réellement les équipements peu utilisés et débranchez les chargeurs inutiles. Une multiprise à interrupteur facilite ce geste.
- Consultez l’étiquette énergie lors du remplacement d’un appareil. Le prix d’achat ne suffit pas à mesurer le coût d’utilisation sur plusieurs années.
- Programmez les usages flexibles si votre contrat comporte des heures creuses. Le lave-vaisselle, le lave-linge ou la recharge peuvent être décalés sans modifier votre confort.
| Usage | Action prioritaire | Résultat recherché |
|---|---|---|
| Lave-linge et lave-vaisselle | Programme ECO, machine pleine, départ différé | Moins d’eau chauffée et une consommation mieux répartie |
| Froid alimentaire | Réfrigérateur dégivré, joints propres, porte peu ouverte | Compresseur moins sollicité |
| Éclairage | Éteindre en quittant une pièce et remplacer progressivement les sources anciennes | Réduire les consommations inutiles |
| Appareils connectés | Couper les veilles non indispensables | Limiter la consommation permanente |
Les heures creuses sont intéressantes seulement si une part suffisante de vos usages peut réellement être déplacée. Consultez les plages prévues par votre contrat au lieu de supposer qu’elles correspondent toujours à la nuit. En période de tension sur le réseau, le dispositif EcoWatt aide à repérer les moments où certains usages électriques peuvent être reportés.
Quand les gestes ne suffisent plus, isoler avant de surdimensionner
Si vous chauffez beaucoup sans parvenir à stabiliser la température, les déperditions sont souvent en cause. L’isolation thermique des combles, des murs et des sols, ainsi que le traitement des ponts thermiques, aide à conserver la chaleur à l’intérieur. Le remplacement des fenêtres peut améliorer le confort près des vitrages, mais ce n’est pas forcément le premier chantier si la toiture ou les combles laissent échapper une grande partie de la chaleur.
Comparer les travaux selon leur logique
L’isolation réduit d’abord le besoin de chauffage, avant même le changement de l’équipement. Le remplacement d’une chaudière ancienne ou l’installation d’une pompe à chaleur améliore ensuite la production de chaleur. Dans un logement très mal isolé, un système performant doit malgré tout compenser les pertes de l’enveloppe. Faites évaluer l’état des parois, de la ventilation et du chauffage pour établir un ordre de travaux cohérent.
Entretenir ce qui existe déjà
L’entretien annuel de la chaudière, le ramonage lorsqu’il est nécessaire et le désembouage d’un circuit de chauffage contribuent au bon fonctionnement de l’installation. Un radiateur froid dans sa partie basse, des bruits dans les canalisations ou une chaleur mal répartie méritent un examen. Cette étape est particulièrement utile pour les locataires, qui ne peuvent pas toujours engager de travaux lourds, mais peuvent signaler un dysfonctionnement au propriétaire.
Passer à l’action selon votre budget et votre statut
Avec un budget limité, commencez par les réglages et les routines : thermostat, chauffe-eau, cycles ECO, suppression des veilles et suivi du compteur. Avec un budget intermédiaire, ciblez les équipements et les défauts localisés, comme la régulation, l’étanchéité autour de certaines ouvertures, l’entretien ou le remplacement d’un appareil manifestement vétuste. Pour un projet plus important, faites établir un parcours de rénovation qui traite l’isolation et le chauffage dans le bon ordre.
Les propriétaires peuvent consulter France Rénov’ pour être orientés vers les aides et l’accompagnement disponibles. Selon le projet et la situation du foyer, MaPrimeRénov’, l’éco-PTZ ou les certificats d’économies d’énergie peuvent participer au financement. Les conditions dépendent notamment du logement, des revenus, des travaux prévus et des professionnels sollicités. Vérifiez votre éligibilité avant de signer un devis.
Locataire, concentrez-vous sur les usages, l’entretien courant et les améliorations réversibles. Prévenez ensuite le bailleur en cas de défaut d’isolation ou de chauffage. En copropriété, certaines décisions sont collectives, notamment l’isolation des façades, la toiture, le chauffage commun ou la ventilation. Dans tous les cas, procédez dans cet ordre : réglez les équipements, mesurez l’évolution de la consommation, puis rénovez lorsque le logement le justifie.
- Démoussage toiture : le traitement seul ne suffit pas sans ce geste avant - 15 septembre 2026
- Nettoyage piscine : 4 gestes, un pH à 7,2 et une filtration efficace - 14 septembre 2026
- Faire des économies d’énergie repose sur 4 priorités : 19 °C, 55 °C et des travaux ciblés - 13 septembre 2026



